RH-Solution - Portage salarial

(06/17) 2 Européens sur 3 envisagent de travailler à leur compte

[Étude ADP 2017]

Le modèle salarial classique est-il voué à mourir à petit feu ? Si c’est encore loin d’être le cas, une chose est sûre, les mentalités évoluent et un nombre croissant de salariés envisagent favorablement la perspective de travailler un jour à leur compte.

C’est ce que pointe une enquête, menée par la société ADP, spécialiste de l’externalisation de services RH, auprès de 9 920 actifs implantés dans 8 pays d’Europe : la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne, la Suisse et le Royaume-Uni.

Selon cette dernière, plus des deux-tiers des salariés européens (68 %) envisageraient de travailler à leur compte ou en free lance.

Pour une partie d’entre-eux, la réflexion serait déjà bien avancée. Plus d’un quart affirment en effet prévoir activement un changement dans ce sens. Les jeunes de la génération Y, les fameux millennials, seraient les plus enclins à passer le cap. Parmi les 16-24 ans, 37 % envisagent activement cette transition et 36 % chez les 25-34 ans.

etude independant en europe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les raisons de cet intérêt croissant pour l’indépendance sont multiples : d’abord la volonté de prendre sa carrière et ses aspirations professionnelles en main plutôt que de laisser ce soin à l’employeur, la perspective d’accroitre sa rémunération bien sûr, mais aussi celle de bénéficier de plus de flexibilité et de pouvoir mieux organiser son temps.

Des avantages qui sont d’ailleurs mis en avant par les actifs travaillant déjà à leur compte, comme le montre l’enquête d’ADP.  Hormis les considérations salariales :

  • 38 % d’entre-eux citent comme motivation la capacité à travailler où et quand ils le souhaitent, et
  • 30 % celle de parvenir à un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

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Cette aspiration à l’indépendance résulte aussi des limites du modèle salarial traditionnel. Même si dans leur grande majorité (70 %), les salariés européens se disent satisfaits de leur situation, un certain nombre en éprouve les limites.

En particulier sur le plan des perspectives de développement professionnel. De ce point, près d’un collaborateur sur trois s’estime insuffisamment soutenu par son employeur. L’âge est également pointé du doigt comme un facteur pénalisant, en particulier (et sans surprise) de la part des seniors.

D’une façon générale, les relations salarié-employeur se distendent peu à peu. L’image du « poste à vie » ne fait plus rêver. Un quart seulement des salariés annoncent avoir l’intention de travailler pour leur employeur actuel jusqu’à la fin de leur carrière - contre près de 4 sur 10 il y a 2 ans. Et 13 % expriment leur intention de le quitter au cours des 12 prochains mois.

RH Solutions / Juin 2017 / Thibault Bertrand