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(03/16) 2016 : les créations d’auto-entreprises chutent fortement


[Tendance 2016] Les créations d’auto-entreprises chutent fortement. Durant plusieurs années, l’engouement du public pour l’auto-entreprise a tiré les chiffres de la création d’entreprises à la hausse. Aujourd’hui, c’est le phénomène inverse qui se produit. Les créations d’auto-entreprises (aujourd’hui rebaptisées « micro-entreprises ») enregistrent, depuis quelques temps, une baisse sensible, ce qui freine la dynamique entrepreneuriale. En l’espace de 12 mois, tous statuts confondus, le nombre de créa-tions a baissé de -3,2 %.

Un recul marqué

Le constat est sans appel. Sur l’année passée, les immatriculations d’auto-entreprises ont chuté de 20 %. Conséquence : sur les 12 derniers mois, les demandes d’immatriculation d’auto-entrepreneurs ne totalisent plus que 42 % des créations d’entreprises, contre 51 % un an auparavant. On est loin d’un simple mouvement d’ajustement conjoncturel. Il s’agit là d’une perte d’intérêt significative.

Un début d’année malgré tout encourageant

Malgré ce tassement, les chiffres de la création d’entreprises se reprennent en ce début d’année. En janvier 2016, selon l’Insee, leur nombre a augmenté de +3,1 %, toutes catégories confondues, après une progression de +1,4 % en décembre. Phéno-mène encourageant : la baisse enregistrée du côté des micro-entreprises est largement compensée par le retour en grâce des statuts « classiques » (entreprise individuelle et société).

Hors auto-entreprise, les compteurs sont au vert

Depuis environ un an, les statuts de l’entreprise individuelle et de la société bénéficient en effet d’un fort regain d’intérêt. Cette tendance est solide. Hors auto-entrepreneurs, le nombre des créations d’entreprises individuelles a bondi de +28,6 % sur les 12 derniers mois. Du côté des sociétés, le nombre d’immatriculations a progressé de +5,4 % sur la période.

L’auto-entreprise a perdu de son intérêt

Cette désaffection pour le régime de l’auto-entreprise résulte de plusieurs facteurs. Le principal tient à l’accroissement des con-traintes réglementaires qui, au fil du temps, ont fini par re-mettre en cause son intérêt (hausse des cotisations sociales, imposition à la CFE, immatriculation au répertoire des métiers ou au RCS, réduction des droits à la formation, etc.). Il faut aussi invoquer l’incertitude juridique qui pèse sur ce statut, dont le cadre est régulièrement remis en cause par ses détracteurs. Ce qui génère de l’insécurité pour les candidats potentiels.

Des alternatives qui gagnent du terrain

Dans ce contexte, les porteurs de projets qui font le choix de se mettre à leur compte (cadres, salariés, mais aussi jeunes di-plômés et retraités), se tournent de plus en plus vers l’entrepreneuriat classique. Ainsi que vers le portage salarial, dont le mode de fonctionnement, plus simple et protecteur, constitue un cadre propice pour démarrer et développer une ac-tivité de conseil ou de prestation de services en B to B.

RH Solutions / Mars 2016 / Thibault Bertrand

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