Le terme freelance (d’origine anglo-saxonne) et traduit en France par « travailleur indépendant », « indépendant » ou travailleur autonome. C’est un terme générique qui recoupe des profils variés car il existe 4,8 millions d’indépendant en France en 2026.
Dans le cadre de professions non règlementées *, bon nombre d’indépendants vendent des prestations intellectuelles et se présentent souvent sous le métier des consultants indépendants. Ils se caractérisent par une expertise qu’ils vendent, une flexibilité dans leur capacité de réponse aux besoins des clients et une véritable autonomie dans les prises de décision. L’entrepreneur indépendant est aussi propriétaire de sa clientèle et son propre employé.
Pour eux, la question que se pose de trouver un statut d’indépendant pour pouvoir faire des devis, facturer, avoir une assurance professionnelle… Pour exercer son activité, le freelance a le choix entre :
- micro-entrepreneur, le plus connu.
- entreprise individuelle, EURL, SASU,
- ou encore le portage salarial, qui permet de développer une activité indépendante tout en bénéficiant du statut de salarié.
La micro-entreprise : le statut préféré des créateurs d’entreprise
Si le régime de la micro-entreprise rencontre un tel succès, c’est parce qu’il est particulièrement simple à mettre en place.
Selon l’INSEE, plus d’une entreprise créée sur deux en France est aujourd’hui une micro-entreprise. En 2024, près de 1,11 million d’entreprises ont été créées, dont environ 64 % sous le régime de la micro-entreprise, confirmant son attractivité auprès des créateurs d’activité.
Ce succès s’explique par plusieurs avantages :
- création gratuite en ligne via le Guichet unique de l’INPI ;
- démarches administratives simplifiées ;
- comptabilité allégée ;
- calcul simplifié des cotisations sociales ;
- possibilité de démarrer une activité en quelques jours.
Pour un consultant ou un formateur qui souhaite tester son marché, il s’agit souvent d’une solution rassurante.
S’informer auprès d’une agence de portage salarial
Le statut de micro-entrepreneur : comment fonctionne-t-il ?
La micro-entreprise est un régime simplifié de l’entreprise individuelle.
Le professionnel exerce en son nom propre et facture directement ses clients.
Chaque mois ou chaque trimestre, il déclare simplement son chiffre d’affaires à l’Urssaf, qui calcule automatiquement les cotisations sociales dues.
Autre avantage : tant que vous ne réalisez aucun chiffre d’affaires, vous ne payez pas de cotisations sociales (hors éventuelles cotisations minimales selon certaines situations).
Quels sont les plafonds de chiffre d’affaires ?
Le statut de micro-entrepreneur (ou auto-entrepreneur) permet de gérer en nom propre une entreprise individuelle. Le statut permet d’accéder à un régime fiscal et social simplifié.
L’entreprise soumise au régime fiscal de la micro-entreprise, est limitée par un plafonnement du chiffre d’affaires (selon l’article 50-0 du code général des impôts). Pour conserver le régime de la micro-entreprise, il ne faut pas dépasser certains plafonds fixés par le Code général des impôts.
Une revalorisation des seuils est effectuée tous les trois ans, avec pour 2023 à 2025 :
- 188 700 € pour les activités de vente de biens et hébergement (sauf location meublée)
- 77 700 € pour les autres prestations de services, comme les prestations intellectuelles de consultants.
Un micro-entrepreneur peut exercer des activités artisanales, la plupart des activités commerciales et certaines activités libérales. Sous la même micro-entreprise, il peut exercer plusieurs activités, même si elles n’ont aucun lien entre elles.
Quelles activités peut-on exercer en auto/-micro entreprise?
La micro-entreprise couvre une très grande variété de métiers.
Elle est particulièrement adaptée aux :
- consultants ;
- formateurs ;
- développeurs informatiques ;
- chefs de projet ;
- ingénieurs ;
- experts RH ;
- coachs ;
- (info-)graphistes ;
- professionnels du marketing ;
- rédacteurs web ;
- traducteurs ;
- community managers.
Il est même possible d’exercer plusieurs activités sous une même micro-entreprise, à condition de respecter les règles applicables à chacune d’elles.
Pourquoi autant de freelances choisissent la micro-entreprise ?
Au-delà de sa simplicité administrative, la micro-entreprise permet de démarrer rapidement une activité avec un risque financier limité.
Elle constitue souvent une excellente solution pour :
- tester une idée ;
- développer une activité en parallèle d’un emploi salarié ;
- commencer une activité de conseil ;
- lancer une activité de formation ;
- réaliser ses premières missions en freelance.
En revanche, lorsque le chiffre d’affaires augmente ou que les besoins évoluent (protection sociale, frais professionnels, optimisation des revenus, accès à certains marchés…), d’autres statuts comme le portage salarial, l’EURL ou la SASU peuvent devenir plus adaptés.
C’est précisément pour cette raison qu’il est essentiel de choisir un statut en fonction de son projet, de son activité et de ses objectifs, plutôt que de suivre automatiquement le réflexe « auto-entrepreneur ».
Consultant indépendant en portage salarial ?
Pour les cadres qui développent des expertises pointues ou pour les experts touchés par le chômage, devenir consultant indépendant est une solution souvent envisagée.
Cette formule permet de conserver la sécurité du statut de salarié ;
- assurance chômage – Pôle Emploi,
- cotisation retraite,
- cotisation sécurité sociale, mutuelle, prévoyance.
Associer chômage et indépendant : cap sur la solution « portage salarial »
Pour cela, trois étapes sont nécessaires :
- D’abord, bien mûrir son projet professionnel.
- Ensuite, définir une offre différenciante et des tarifs adaptés.
- Enfin, prospecter et « réseauter » avec méthode !
A chaque étape, les conseillers RH Solutions aident le consultant à avancer dans la bonne direction avec des simulations salariales et des conseils.
Les conseillers RH Solutions sont des acteurs de l’emploi au niveau local car RH Solutions est le plus grand réseau d’agences en France.
Ils interviennent régulièrement auprès des Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), des universités ou des pépinières d’entreprises.
Comment fonctionne le portage salarial pour consultant indépendant ?
RH Solutions souhaite alléger au maximum les contraintes du consultant et propose un éventail de services :
- un intranet performant, véritable « bureau en ligne », pour piloter son activité (contrat, facture, paiement, salaire, note de frais),
- la prise en charge des tâches administratives et fiscales,
- un numéro d’Organisme de Formation Déclaré, pour intervenir comme formateur indépendant,
- des activités « réseaux » pour favoriser le networking, des formations et séminaires.
Sources : infographie et données, www.maddyness.com et données issues de l’EFIP Manifesto (European Forum of Independent Professionals) & Etude Hopwork auprès de 170 freelances. www.hopwork.com
*Il existe par exemple des « professions libérales », c’est à dire des professions règlementées exercée en indépendant (Expert-comptable, Commissaire aux comptes, Géomètre-expert…).