RH-Solution - Portage salarial

(01/18) Six étapes pour passer d’une SSII à Consultant Informatique freelance

Devenir freelance en informatique est l’aboutissement d’une réflexion personnelle.

Dans cette démarche, qui conduit d’un statut de salarié en société de services à celui d’expert indépendant, le candidat au changement doit s’organiser de façon à préparer cette évolution.

Il passe alors par six étapes censées le mener vers son nouveau statut et plus de liberté.

  • Étape 1 : Acquérir de l’expérience
  • Étape 2 : définir son offre
  • Étape 3 : développer et entretenir son réseau 
  • Étape 4 : développer ses compétences humaines
  • Étape 5 : devenir son propre Directeur Commercial
  • Étape 6 : choisir un statut

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Étape 1 : Acquérir de l’expérience

L’activité d’une SSII (société de services informatique) est de positionner ses salariés chez des clients. Pour les jeunes diplômés ou les cadres peu expérimentés, cela représente une opportunité de gagner rapidement de l’expérience : les missions s’enchainent, les secteurs et les interlocuteurs changent…

En quelques années, le consultant aquiert une connaissance élargie et recherchée. Dès 35 ans, il est souvent considéré comme un « senior » dans son secteur !

Le revers de la médaille et qu’il ne maitrise pas toujours ses conditions de travail et il doit aussi se plier aux aléas et conjonctures économiques. Il arrive ainsi que le commercial en charge de son planning au sein de la SSII lui décroche des missions moins intéressantes ou très éloignées géographiquement.

C’est à ce moment que peut naitre l’idée de prospecter soi-même des clients dans des secteurs appréciés ou implantés près de son lieu d’habitation. L’enjeu est cependant d’avoir acquis suffisamment d’expérience pour que le choix ne soit pas trop limité et qu’il existe un nombre de clients potentiels importants dans le bassin d’emploi où l’on souhaite travailler.

Étape 2 : définir son offre

En devenant freelance, l’expert informatique devient autonome et acteur de ses propres choix.

Il doit rapidement se rendre compte que c’est à lui de vendre son expertise, prospecter, trouver des clients. Il devient son propre commercial. Mais pour décrocher une mission, il lui faut non seulement des clients potentiels mais avant tout une véritable offre de service, c’est-à-dire :

  • savoir présenter rapidement son parcours, son expérience et son savoir-faire,
  • détailler une proposition de services qui répond à des problématiques d’entreprises,
  • présenter et justifier ses tarifs de façon claire et cohérente,
  • afficher les modalités de réalisations de ses missions.

 En effet, il n’arrive pas toujours en terrain conquis et  au sein des structures de ses futurs clients, il sera amené à rencontrer de nouveaux interlocuteurs qui seront là pour négocier ses contrats ou lui proposer de nouvelles opportunités de missions.

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Comment définir son titre de consultant indépendant ?

Avant même de d’expliquer ce que l’on sait faire, il faut dire « qui on est » ! Le « titre » que va se donner l’expert est important. Avec des postes génériques comme « Développeur Java » ou « Chef de projet », il ne se distingue pas et ne valorise pas suffisamment ses spécificités. Il peut avoir plus de mal à négocier alors ses TJM (tarifs moyens journaliers).

Existe-il une demande pour mon offre de service ?

L’enjeu pour le consultant indépendant est ensuite d’identifier où ses compétences seront les plus utiles, pour quels types de donneurs d’ordre. Cela passe par une série de questions qui lui permettent de cibler son marché:

  • Est-ce que je souhaite travailler pour des PMEs ou des grands comptes ?
  • Dans quelles industries ? En relation avec les DSIs ou directement avec les dirigeants d’entreprises ?
  • Quels sont les métiers dans lesquels ma compétence est reconnue et recherchée ? ,
  • Quelles sont les problématiques que veulent résoudre mes futurs clients et où je peux intervenir ?
  • Quel type d’accompagnement privilégier (forfait, nombre de journées, formation…) ? Et quel taux d’occupation et durée de missions espérer ?
  • Quel niveau de tarifs présenter selon la durée de la mission et le lieu d’intervention ? Quels sont les tarifs de mes concurrents ?
  • Quels arguments et options proposer pour ne jamais baisser mes prix ?

 Un conseil : penser au principe des « offre à tiroirs », c’est-à-dire aux différentes options que peut présenter son offre. La flexibilité de l’offre donne aux donneurs d’ordre un sentiment de « sur-mesure » qui est toujours apprécié.

En résumé, pour bien définir son offre, le consultant doit :

  • Faire une étude de marché et identifier où est la valeur ajoutée qu’il va offrir à ses clients,
  • Proposer une offre tarifaire assortie d’options,
  • Toujours vérifier l’adéquation entre son offre et la demande et s’assurer de la rentabilité de son activité.

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